Ce site Web utilise ses propres cookies et ceux de tiers pour améliorer nos services et vous montrer des publicités liées à vos préférences en analysant vos habitudes de navigation. Pour donner votre consentement à son utilisation, appuyez sur le bouton Accepter.
Préférences en matière de cookies
| Cookie | Prestataire | Objectif | Date d'expiration |
|---|---|---|---|
| PHP_SESSID | antomas.es | Le cookie PHPSESSID est natif de PHP et permet aux sites web de stocker des données d'état sérialisées. Sur le site web, il est utilisé pour établir une session d'utilisateur et pour transmettre des données d'état par le biais d'un cookie temporaire, communément appelé cookie de session. Ces cookies ne resteront sur votre ordinateur que jusqu'à ce que vous fermiez votre navigateur. | Session |
| PrestaShop-# | antomas.es | Il s'agit d'un cookie utilisé par Prestashop pour stocker des informations et garder la session de l'utilisateur ouverte. Il stocke des informations telles que la devise, la langue, l'identifiant du client, entre autres données nécessaires au bon fonctionnement de la boutique. | 480 heures |
| rc::a | Il est utilisé pour lire et filtrer les requêtes des bots. | Persistant | |
| rc::c | Il est utilisé pour lire et filtrer les requêtes des bots. | Persistant |
| Cookie | Prestataire | Objectif | Date d'expiration |
|---|---|---|---|
| _ga | Enregistre un identifiant unique utilisé pour générer des données statistiques sur la façon dont le visiteur utilise le site. | 2 années | |
| _gat | Utilisé par Google Analytics pour diminuer radicalement le taux de requêtes | 1 jour | |
| _gat_gtag_UA_# | Utilisé pour limiter le taux de demande. | 1 minute | |
| _gd# | Il s'agit d'un cookie de session Google Analytics utilisé pour générer des données statistiques sur la façon dont vous utilisez le site Web, qui est supprimé lorsque vous quittez votre navigateur. | Session | |
| _gid | Enregistre un identifiant unique utilisé pour générer des données statistiques sur la façon dont le visiteur utilise le site. | 1 jour |
Pogonomyrmex maricopa – Fourmi moissonneuse rouge de Maricopa
BIOLOGIE
Pogonomyrmex maricopa est une fourmi moissonneuse originaire des régions arides du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique. Elle est présente de la Californie, du Nevada, de l’Utah, de l’Arizona, du Nouveau-Mexique, du Colorado et du Texas jusqu’à la Basse-Californie, au Sonora, au Chihuahua et au Sinaloa. Elle est particulièrement associée aux milieux désertiques et semi-arides ouverts, souvent sur des sols sableux, sablo-limoneux ou même sur des dunes.
Son activité repose principalement sur la récolte de graines. Les ouvrières sortent chercher leur nourriture essentiellement de manière individuelle, localisent des graines dispersées et retournent à la fourmilière en les transportant entre leurs mandibules. Contrairement à certaines autres fourmis moissonneuses nord-américaines, elle ne dépend pas nécessairement de grandes colonnes permanentes de fourragement.
Dans des conditions naturelles, les ouvrières peuvent parcourir des distances considérables à la recherche de ressources, et les études réalisées sur Pogonomyrmex montrent que, pour ces fourmis, le temps nécessaire pour trouver une graine rentable peut être plus important que le coût énergétique du trajet lui-même. La disponibilité, la taille et la répartition des graines influencent également le nombre de fourrageuses mobilisées.
Les nids naturels peuvent atteindre des dimensions importantes. Dans certaines populations, de vastes zones dégagées apparaissent autour de l’entrée, accompagnées de monticules de terre excavée et d’un vaste réseau de galeries souterraines permettant de séparer le couvain, les réserves de graines et les zones de déchets.
L’une des adaptations les plus intéressantes a été observée chez des populations vivant sur des dunes de sable fin. Les ouvrières y transportent depuis les couches inférieures des particules riches en carbonate de calcium et construisent autour de la fourmilière une croûte superficielle durcie. Ces structures peuvent contenir une proportion très élevée de carbonate de calcium et contribuent à stabiliser le nid face à l’érosion provoquée par le vent.
C’est un bon exemple de la capacité d’une colonie de fourmis à modifier physiquement son environnement.
Les vols nuptiaux sont étroitement liés aux pluies estivales de la mousson nord-américaine. En Arizona, ils ont généralement lieu pendant l’été et fréquemment après des précipitations importantes. Des vols matinaux ont été documentés, mais l’horaire exact dépend de la localité, de la température et des conditions météorologiques et ne doit pas être considéré comme universel dans toute l’aire de répartition.
Les colonies sont normalement monogynes, avec une seule reine reproductrice.
Fondation
Du point de vue physiologique et de l’histoire naturelle, Pogonomyrmex maricopa est considérée comme une espèce à fondation claustrale.
Les reines accumulent d’importantes réserves corporelles avant le vol nuptial et sont capables de produire la première génération en utilisant ces réserves sans avoir strictement besoin de sortir chercher de la nourriture.
Cependant, chez Antomas, nous recommandons de traiter les fondations en captivité selon un protocole semi-claustral assisté.
La différence est importante.
Le fait qu’une reine soit physiologiquement capable de produire quelques premières ouvrières exclusivement grâce à ses réserves ne signifie pas nécessairement qu’il s’agisse du meilleur protocole pour obtenir une colonie forte en captivité. Une fondation ne produisant que quelques ouvrières nanitiques peut atteindre son premier hiver avec une population trop faible et rencontrer ensuite des difficultés pour relancer sa croissance au printemps suivant.
Nous recommandons donc de proposer de la nourriture dès les premières phases, afin de permettre à la reine de conserver une plus grande partie de ses réserves corporelles et de favoriser une première génération plus robuste.
Il n’est pas nécessaire d’utiliser une grande zone de fourragement. Une petite chambre de fondation reliée à une mini-aire de chasse, ou un système permettant de déposer de la nourriture près de l’entrée, suffit.
Il n’est pas non plus nécessaire de suralimenter.
Pendant cette phase, les graines de pissenlit (Taraxacum officinale) fonctionnent particulièrement bien. Techniquement, ce que nous appelons une graine est un akène, très petit et léger, qui constitue, d’après l’expérience d’Antomas, l’un des aliments les plus faciles à traiter pour cette espèce.
La différence par rapport aux autres graines est considérable : même une reine fondatrice peut ouvrir seule les akènes de pissenlit.
De petites quantités de protéines peuvent également être proposées lorsque les larves apparaissent, par exemple une drosophile ou un très petit morceau de blatte.
Pour Antomas, la définition correcte est donc :
Biologiquement : fondation claustrale.
Protocole recommandé en captivité par Antomas : fondation semi-claustrale assistée.
TAILLE ET MORPHOLOGIE
Pogonomyrmex maricopa est une fourmi moissonneuse robuste dont la coloration est principalement rouge, rouge orangé ou ferrugineuse, d’où le nom commun que nous utilisons chez Antomas : Fourmi moissonneuse rouge de Maricopa.
Les ouvrières mesurent approximativement 6 à 9 mm, bien qu’il existe une variabilité géographique. La reine mesure généralement environ 9 à 11 mm.
Elle ne possède pas de véritable caste de soldats ni de grandes majors clairement différenciées.
La tête est robuste et les mandibules sont adaptées au transport, à la manipulation et au traitement des graines, bien que leur capacité à briser des enveloppes extrêmement dures soit nettement inférieure à celle que nous observons chez les grandes espèces européennes de Messor.
Sous la tête se trouve le psammophore caractéristique, une série de longues soies formant une sorte de « barbe » qui facilite l’excavation et la manipulation de petites particules de sol.
L’aiguillon est entièrement développé et constitue l’une des caractéristiques les plus importantes de cette espèce.
Les nymphes sont nues.
MAINTIEN EN CAPTIVITÉ
Difficulté : 4/5 – Avancé
Pogonomyrmex maricopa n’est pas particulièrement délicate en ce qui concerne les conditions environnementales. Sa difficulté provient principalement de la combinaison d’un aiguillon très efficace, d’un comportement défensif, d’une fondation lente, ainsi que de la nécessité de gérer correctement les greniers secs et la zone hydratée destinée au couvain.
Pendant la saison de croissance, elle se maintient bien à environ 25–30 °C, en ne chauffant qu’une partie du nid.
Il ne faut pas confondre les températures extrêmes qu’une fourrageuse peut supporter pendant quelques minutes à la surface du désert avec les conditions adaptées au maintien de la reine et du couvain pendant plusieurs semaines.
La colonie doit pouvoir choisir entre une zone chaude et d’autres zones nettement plus fraîches.
L’humidité doit également être localisée.
Les œufs et les larves ont besoin d’une zone modérément hydratée, tandis que les greniers doivent rester secs. Si les graines sont stockées en permanence à proximité de condensation ou d’un substrat humide, elles finiront par germer, fermenter ou développer des moisissures.
Nids recommandés
L’un des avantages de P. maricopa est qu’elle accepte pratiquement tout type de nid bien conçu.
D’après l’expérience d’Antomas, elle se maintient parfaitement aussi bien dans les systèmes Qbik Alpha que dans les systèmes Qbik Wild.
Les systèmes Alpha sont particulièrement pratiques pour observer la reine, contrôler le couvain, localiser les greniers et maintenir une séparation très nette entre les chambres humides et sèches.
Les systèmes Wild permettent une installation beaucoup plus naturaliste et offrent à la colonie la possibilité de creuser, de transporter du substrat et de modifier partiellement la structure du nid.
Nous ne considérons pas que l’un de ces systèmes soit biologiquement supérieur à l’autre pour cette espèce.
Le choix dépend principalement du type d’installation préféré par l’éleveur.
Pour les petites colonies, nous utiliserons des modules adaptés au nombre d’ouvrières. Il n’est pas utile d’installer une reine ou une minicolonie dans un nid immense.
À mesure que la colonie grandit, de nouveaux modules peuvent être connectés.
Dans la zone de fourragement, il est possible d’ajouter une petite quantité de sable, de gravier fin ou de pierres afin d’observer les comportements naturels de manipulation du substrat.
Alimentation
L’alimentation doit reposer principalement sur des graines de petite taille, relativement tendres ou préalablement cassées, complétées par des protéines animales lorsque du couvain est présent.
Il existe ici une différence importante par rapport aux Messor européennes.
Bien que P. maricopa soit une véritable fourmi moissonneuse, elle ne possède pas la même puissance mandibulaire pour briser des graines extrêmement dures qu’une colonie développée de Messor barbarus, Messor capitatus ou d’autres grandes espèces de Messor.
Il ne faut pas interpréter « granivore » comme « capable d’ouvrir n’importe quelle graine ».
Chez Antomas, nous recommandons de privilégier les graines de petite taille dont l’enveloppe est relativement facile à briser.
Parmi toutes celles-ci, le pissenlit (Taraxacum officinale) se distingue particulièrement et constitue, d’après notre expérience, l’une des graines préférées de P. maricopa.
Ce que nous appelons une graine de pissenlit est en réalité un akène très petit et léger. Il n’existe pas d’indice universel de dureté permettant de lui attribuer une valeur numérique utile pour l’élevage des fourmis, mais, en pratique, sa résistance est suffisamment faible pour que même les reines fondatrices puissent l’ouvrir elles-mêmes et l’exploiter.
C’est pourquoi il s’agit de l’un de nos premiers choix pour les fondations et les minicolonies.
D’autres petites graines fonctionnent également bien, notamment :
- pavot ;
- amarante ;
- millet de petite taille ;
- petites graines de graminées ;
- mélanges de petites graines sauvages.
Pour les graines plus grosses ou possédant une enveloppe dure, nous recommandons de les casser ou de les écraser préalablement.
Il n’est pas nécessaire de les réduire en poudre. Il suffit de briser l’enveloppe extérieure ou de casser le grain pour permettre aux ouvrières d’accéder à l’intérieur.
Cette recommandation est particulièrement importante pour les reines fondatrices et les colonies ne comptant que quelques ouvrières nanitiques.
À mesure que la population augmente et que des ouvrières plus grandes apparaissent, leur capacité de traitement s’améliore. Cependant, même une colonie adulte conserve une capacité inférieure à celle d’une grande colonie de Messor pour briser certains grains durs.
Nous déconseillons d’humidifier les graines pour les ramollir.
L’humidité favorise la germination et augmente le risque de développement de champignons dans les greniers. Il est nettement préférable de casser mécaniquement la graine et de la proposer sèche.
Les protéines animales sont complémentaires, mais importantes pendant le développement du couvain. Il est possible d’utiliser des drosophiles, des mouches, de petits grillons, des blattes, des ténébrions et d’autres insectes issus d’élevages sûrs.
La quantité doit approximativement correspondre au nombre de larves présentes.
De l’eau propre doit toujours être disponible.
Des liquides sucrés peuvent être proposés occasionnellement, mais ils ne constituent pas la base de l’alimentation.
Pogonomyrmex maricopa — Vidéo de Pogonomyrmex maricopa, fourmi moissonneuse rouge nord-américaine, montrant son comportement, son alimentation granivore et ses principales caractéristiques en captivité.
Diapause
L’espèce connaît une véritable saisonnalité annuelle, mais sa vaste aire de répartition signifie qu’il n’existe pas un régime hivernal unique applicable à toutes les populations.
Une colonie provenant des zones basses et chaudes de l’Arizona ne connaît pas les mêmes conditions qu’une colonie provenant des régions intérieures du Nouveau-Mexique, de l’Utah ou du Colorado.
Les données disponibles sont insuffisantes pour établir l’existence d’une diapause physiologique obligatoire avec un seuil thermique unique pour l’ensemble de l’espèce.
Pour les lignées provenant de l’Arizona ou du nord du Mexique, nous recommandons une période de ralentissement d’environ 8 à 10 semaines autour de 16–20 °C, en supprimant progressivement la source de chaleur.
Pendant cette période, la quantité de protéines et de nourriture proposée doit être nettement réduite, mais de l’eau doit toujours rester disponible.
Les populations provenant de régions intérieures et plus froides peuvent justifier des températures inférieures, bien que nous ne recommandions pas de reproduire directement à l’intérieur du nid les températures nocturnes minimales observées à l’extérieur.
L’origine de la lignée est donc importante.
Par ailleurs, l’une des raisons pour lesquelles nous recommandons de nourrir les reines pendant la fondation malgré leur capacité claustrale est de permettre à la colonie d’atteindre ce premier ralentissement avec une population suffisante.
Une colonie qui entre en hiver avec très peu d’ouvrières nanitiques dispose de très peu de marge lorsqu’elle reprend son activité au printemps.
Une fondation bien nourrie pendant sa première année a beaucoup plus de chances d’aborder cette reprise avec suffisamment d’ouvrières pour s’occuper du nouveau couvain, rechercher de la nourriture et entretenir le nid.
Il n’existe pas de données suffisamment solides pour affirmer que P. maricopa traverse cette phase principalement avec des œufs, des larves, des nymphes ou totalement sans couvain.
Nous n’attribuons donc pas un stade particulier du couvain comme un fait établi.
Comportement et sécurité
Le venin constitue l’un des aspects les plus intéressants de Pogonomyrmex maricopa.
Lors d’essais toxicologiques classiques, son venin a présenté une DL₅₀ intraveineuse chez la souris d’environ 0,12 mg/kg, soit l’une des toxicités par unité de masse les plus élevées publiées pour un venin d’insecte.
Cette donnée doit être correctement expliquée.
Cela ne signifie pas que nous puissions extrapoler directement cette valeur à une personne ni l’utiliser pour calculer un nombre déterminé de piqûres qui seraient mortelles pour un être humain.
Il s’agit d’un essai réalisé sur des souris selon une voie d’administration expérimentale précise, qui sert principalement à comparer l’activité toxicologique de différents venins.
Pour l’éleveur, la conclusion pratique est beaucoup plus simple : P. maricopa possède un aiguillon très efficace et sa piqûre est extrêmement douloureuse.
Le venin contient différents peptides bioactifs capables de modifier l’activité de canaux ioniques présents dans les neurones sensoriels, ce qui contribue à la douleur et à la réaction inflammatoire provoquées par la piqûre.
Cette défense est cohérente d’un point de vue écologique chez une fourmi qui stocke de grandes quantités de graines et constitue une source potentielle de nourriture pour les vertébrés du désert.
Certains lézards à cornes du genre Phrynosoma, prédateurs spécialisés de Pogonomyrmex, ont même développé une résistance extraordinaire à leurs venins.
En captivité, ces fourmis ne doivent pas être manipulées directement à la main.
Nous recommandons d’utiliser de longues pinces, un couvercle sécurisé et une barrière anti-évasion fiable.
Une grande colonie peut rapidement mobiliser de nombreuses ouvrières lorsque l’entrée du nid est perturbée. Il est donc préférable de concevoir l’installation de manière à pouvoir effectuer l’alimentation, le retrait des déchets et l’entretien sans avoir à introduire les mains parmi les fourrageuses.
- Dificultad
- Expérimenté