Camponotus cf. mayri
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Colonie

 

Camponotus cf. mayri

BIOLOGIE

La colonie commercialisée par Antomas sous le nom de Camponotus cf. mayri appartient assez clairement au sous-genre Orthonotomyrmex, un groupe de Camponotus particulièrement caractérisé par son corps robuste, son tégument généralement mat et fortement sculpté, ses majors à tête large et un profil du mésosome beaucoup plus anguleux que celui des fourmis charpentières typiques.

L’identification comme C. mayri doit conserver le cf., car au sein d’Orthonotomyrmex plusieurs espèces africaines sont assez proches les unes des autres et leur distinction dépend de détails fins de la sculpture du propodéum, de la forme du pétiole et du rétrécissement du mésosome. La photographie de la lignée maintenue par Antomas montre parfaitement l’aspect général du groupe, mais tous ces caractères ne peuvent pas être évalués avec une précision suffisante.

Le véritable Camponotus mayri est documenté dans différents milieux d’Afrique subsaharienne, notamment les savanes, les prairies, les broussailles ouvertes et les forêts peu denses. Des spécimens identifiés comme appartenant à cette espèce proviennent de formations à acacias, de forêts de miombo, de broussailles d’Euclea et de zones ouvertes aux sols secs, depuis pratiquement le niveau de la mer jusqu’à des localités situées à plus de 1 500 mètres.

Des colonies ont également été trouvées directement dans le sol et sous des pierres ; le nom de « fourmi charpentière » ne doit donc pas être interprété comme une dépendance obligatoire au bois. Certaines Orthonotomyrmex peuvent utiliser des branches et des cavités végétales, mais d’autres nichent parfaitement dans la terre. Il s’agit à cet égard d’un groupe assez opportuniste.

Il existe même un signalement de C. mayri obtenu sur un cadavre animal en décomposition, un petit détail qui correspond bien au caractère opportuniste des Camponotus : les liquides sucrés nourrissent principalement les adultes, mais toute source animale accessible peut devenir une source de protéines pour le couvain.

En captivité, elles se comportent comme une Camponotus tropicale relativement simple à maintenir, acceptant bien le nectar, les insectes et différents types de nids. Elles ne nécessitent pas d’installations spécialisées, raison pour laquelle nous les classons en difficulté 2/5 – Débutant.

La posture voûtée

L’un des traits les plus curieux de cette lignée est sa façon de marcher.

Lorsqu’elles se déplacent rapidement, les ouvrières relèvent le gastre et courbent le corps, produisant une silhouette très caractéristique. Cette posture est particulièrement visible chez les grandes ouvrières et constitue l’un des traits comportementaux les plus faciles à reconnaître dans la colonie.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une posture défensive, même si elle devient plus marquée lorsque les fourmis sont en alerte ou se déplacent rapidement dans la zone de nourrissage.

La forme du mésosome chez les Orthonotomyrmex, associée à l’insertion relativement haute du pétiole et à la manière dont le gastre est porté, contribue fortement à cette apparence caractéristique.

Activité et tempérament

Ce sont des fourmis actives, mais pas particulièrement nerveuses lorsque la colonie est maintenue dans des conditions stables.

Les ouvrières explorent individuellement la zone de nourrissage et localisent rapidement les sources de glucides et de protéines.

Lorsqu’elles sont dérangées, leur activité augmente et les grandes ouvrières ont tendance à s’approcher de la source de la perturbation, bien que leur comportement défensif soit généralement plus facile à gérer que celui de genres véritablement agressifs.

À mesure que la colonie se développe, la présence des majors devient de plus en plus évidente et donne au groupe une apparence très remarquable.

Colonie et développement

Comme chez les autres Camponotus, le développement est relativement lent par rapport aux fourmis plus petites et plus opportunistes.

L’ensemble du corps est couvert d’une pilosité dorée ou jaunâtre abondante, beaucoup plus visible sur le gastre et les pattes. Chez les majors, l’association d’une grosse tête, d’une cuticule mate et d’une pilosité abondante leur donne une apparence très robuste.

Les antennes sont géniculées, avec un long scape, et les yeux sont relativement grands et placés latéralement sur la tête.

Le mésosome présente le profil anguleux caractéristique des Orthonotomyrmex, avec une nette dépression métanotale avant le propodéum. Le pétiole forme un nœud relativement haut et bien défini.

Le gastre est ovale et volumineux, particulièrement chez la reine, et peut présenter un léger reflet doré dû à la pubescence qui recouvre les tergites.

Ouvrières

Les ouvrières présentent une variation de taille marquée, allant de petites minors à de robustes majors dotées d’une tête beaucoup plus large.

La transition entre ces formes est progressive ; il n’existe donc pas de caste de soldats complètement séparée.

Les majors possèdent des mandibules proportionnellement plus puissantes et une tête nettement plus large, tandis que les minors sont plus élancées et assurent une grande partie de l’exploration et des tâches courantes.

Reine

La reine est nettement plus grande et plus robuste que la plupart des ouvrières, avec un mésosome fortement développé en relation avec l’ancienne musculature du vol.

MAINTIEN EN CAPTIVITÉ

Difficulté : 2/5 – Débutant

Il s’agit d’une Camponotus robuste et adaptable, adaptée aux éleveurs qui connaissent déjà les soins de base d’une reine ou d’une petite colonie mais ne souhaitent pas une espèce particulièrement délicate.

Les points essentiels sont d’éviter les nids constamment détrempés, de fournir une zone chaude sans surchauffer toute l’installation, de proposer des glucides en permanence et d’apporter des protéines en fonction de la quantité de couvain.

Température

Pendant la période active, une plage d’environ 24–28 °C convient bien.

Un point chaud localisé peut atteindre environ 28–30 °C, à condition que le reste du nid demeure plus frais afin que la colonie puisse choisir.

Il est préférable de ne pas chauffer uniformément l’ensemble du nid. Un gradient thermique permet aux ouvrières de déplacer les œufs, les larves et les nymphes selon leurs besoins de développement.

À des températures ambiantes d’environ 21–23 °C, la colonie peut rester active, même si son développement sera généralement plus lent.

Humidité

Température

Pendant la période active, une plage d’environ 24–28 °C convient.

Un point chaud localisé de 27–29 °C peut accélérer le développement du couvain, à condition que le reste du nid demeure plus frais.

Il est préférable de ne chauffer qu’une partie du nid plutôt que de maintenir toute l’installation à la même température.

Cela permet aux ouvrières de déplacer les œufs, les larves et les nymphes selon leurs besoins.

Humidité et ventilation

La zone du couvain doit rester légèrement humide, tandis que la zone des nymphes peut être un peu plus sèche et mieux ventilée.

La zone de nourrissage doit être maintenue sèche ou seulement légèrement humide.

Une bonne ventilation aide à prévenir la condensation et réduit le risque de moisissures et d’accumulation de déchets organiques.

Fondation

Le couvain a besoin de protéines :

  • drosophiles ;
  • petites blattes ;
  • grillons ;
  • mouches ;
  • papillons de nuit ;
  • morceaux d’insectes plus grands.

Comme chez les autres Camponotus, la consommation de protéines augmente lorsqu’il y a beaucoup de larves et diminue lorsque la colonie possède peu de couvain.

Les insectes fraîchement tués conviennent parfaitement et facilitent le nourrissage, notamment dans les petites colonies.

De l’eau propre doit toujours être disponible indépendamment des liquides sucrés.

Repos saisonnier

Cette lignée ne nécessite pas de diapause froide.

Un léger ralentissement saisonnier peut toutefois se produire si la température ambiante baisse pendant l’hiver.

Il n’est pas nécessaire de forcer ce repos en plaçant la colonie à des températures très basses.

Maintenir environ 20–22 °C pendant la période la plus fraîche suffit si l’on souhaite instaurer une baisse saisonnière.

Comportement en captivité

C’est une espèce très intéressante à observer en raison de sa posture caractéristique et des différences nettes entre les tailles des ouvrières.

Les minors assurent une grande partie de l’exploration et des tâches courantes, tandis que les grandes ouvrières deviennent de plus en plus visibles à mesure que la colonie se développe.

Elles sont généralement calmes dans des conditions stables, même si une perturbation peut rapidement augmenter l’activité dans la zone de nourrissage.

Elles exploitent volontiers aussi bien les sources de glucides liquides que les proies animales.

La colonie doit toujours disposer de suffisamment d’espace pour fourrager, mais une installation excessivement grande est inutile tant qu’elle reste petite.

Manipulation et sécurité

En tant que membre des Formicinae, Camponotus cf. mayri ne possède pas d’aiguillon fonctionnel.

Les ouvrières peuvent se défendre avec leurs mandibules et en libérant de l’acide formique par l’acidopore.

La manipulation directe n’est donc pas recommandée, en particulier avec les grandes ouvrières, même si cette espèce est nettement plus facile à gérer que les fourmis dotées d’un aiguillon puissant.

Manipulation et sécurité

Ce n’est pas une espèce particulièrement agressive, mais il convient malgré tout d’éviter toute manipulation directe.

Les majors possèdent de puissantes mandibules et peuvent mordre si elles sont maintenues ou coincées.

En tant que fourmi de la sous-famille des Formicinae, elle ne possède pas d’aiguillon fonctionnel, mais peut libérer de l’acide formique par l’acidopore comme mécanisme de défense.

Une bonne barrière anti-évasion, des connexions sécurisées entre les modules et l’utilisation de pinces pour l’entretien suffisent pour assurer une maintenance quotidienne en toute sécurité.

Dificultad
Initié
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